Côté Marie : premiers pas en Bolivie

Bienvenue en Bolivie ! Après une nuit en bus j’arrive à Copacabana. Non, pas la célèbre plage de Rio (ça sera pour plus tard), mais une petite ville à la frontière du Pérou et de la Bolivie. Copacabana n’est pas une ville spécialement jolie, mais de là je prends un bateau pour aller sur la fameuse Isla del Sol. Pourquoi fameuse me direz-vous ? Parce qu’elle se trouve au milieu du mythique lac Titicaca !

Le lac Titicaca, partagé entre le Pérou et la Bolivie, est le plus haut lac navigable au monde. Je décide de le découvrir côté bolivien, car le côté péruvien est trop touristique à mon goût.

L’Isla del Sol a plusieurs vestiges Incas, et la légende raconte que ce serait d’ici que seraient partis les premiers Incas pour fonder la ville de Cusco.
Je monte au sommet de l’île et longe la crête. La vue est tout simplement magnifique. D’un côté les terres péruviennes, de l’autre la Cordillère des Andes côté bolivien, et partout de l’eau d’un bleu profond.
Je passe la journée à marcher, à traverser des petits villages et à m’arrêter pour dire bonjour aux mules qui broutent paisiblement le long des cultures en terrasses.

Je déjeune avec une vue imprenable sur le lac. Au menu : soupe de quinoa, truite grillée (la spécialité d’ici) et en boisson un bon petit maté de coca. D’ailleurs, petite parenthèse…

La minute culture :

Au Pérou et en Bolivie on consomme énormément de feuilles de coca. La coca a beaucoup de vertus et, grâce à son effet stimulant, elle aide notamment à lutter contre le mal de l’altitude. On peut soit consommer les feuilles en maté (infusion), soit en les machant directement (ce qui est absolument répugnant, on a l’impression de manger de l’herbe. J’en avais pris lors de l’ascension de la Rainbow Mountain mais, au lieu de m’empêcher de vomir, ça avait l’effet inverse. Autant dire que j’ai vite tout recraché).
Bon, les feuilles de coca, c’est super bon en infusion, alors pourquoi pas en ramener en France ? Et bien non… Interdiction FORMELLE d’exporter des feuilles de coca, considérées comme un stupéfiant (puisque c’est l’élément de base de la cocaïne). Dommage…

Bref. Après le déjeuner je continue ma balade sur cette île pittoresque et paisible. Je rencontre plusieurs fois des petites mamies boliviennes, avec leur fameux chapeau melon, leurs longues tresses, leur châle et leurs multiples jupons. Malheureusement, conséquence du tourisme de masse, elles demandent dix bolivianos pour se laisser prendre en photo. Ici les gens vivent pauvrement, alors s’ils peuvent gagner un peu de sous avec les touristes…

Le lendemain je prends un bus pour aller à La Paz. La route, qui longe le lac, est d’une beauté à couper le souffle. C’est là que je me rends compte que le lac est vraiment grand, on se croirait en bord de mer !

Après quatre heures de route, changement de décor. J’arrive dans la ville chaotique de La Paz. Perchée à plus de 3600 mètres au dessus du niveau de la mer, La Paz est la plus haute capitale administrative du monde (la capitale constitutionnelle de Bolivie étant Sucre). Ici, les riches vivent en bas, au fond de la cuvette, et les pauvres en haut. Trafic interminable, grouillant de monde, La Paz me rappelle un peu les villes d’Asie.

Je rejoins à l’auberge Astrid, une amie venue de France qui va partager l’aventure avec moi pendant quelques temps ! Nous commençons par visiter la ville et surtout faire pas mal de grimpette, avec toutes ces rues en pente.

Le lendemain, nous prenons le téléphérique (on se croirait au ski !) pour monter dans les quartiers populaires.

Nous allons au Mercado 16 de Julio, le plus grand marché de Bolivie. S’étendant sur plusieurs kilomètres, on y trouve de tout. Mais vraiment de tout ! Voitures, moteurs, vêtements, jouets, Canard WC, DVDs, batteries de téléphone, pinces à linge, mixeurs, papier toilette… On dirait que chacun est allé au supermarché pour acheter n’importe quoi et le revendre ! Nous déambulons dans le marché et trouvons notre bonheur : une petite figurine qui aura son importance dans la suite de nos aventures…

En fin de journée nous allons voir un spectacle de catch. Mais pas n’importe quel catch ! La Lucha Libre de las Chooolitaaas ! Les Cholitas, véritables stars dans leur pays, sont des catcheuses traditionnelles. Plus ou moins jeunes, elles portent le chapeau melon, le châle, les jupons… comme les mamies boliviennes, sauf qu’elles, elles se « battent » pour notre plus grand plaisir. Le scénario est simple : il y a la méchante, qui fait des coups bas et complote avec l’arbitre, et la gentille, qui se fait laminer au début mais qui finit toujours par gagner à la fin, sous nos applaudissements enthousiastes. Nous hurlons des « BOOOUH » enragés à la méchante, lui lançons du popcorn, des tomates, et elle nous le rend bien. À un moment, l’une d’elle me pique ma bouteille d’eau de deux litres, en boit puis la recrache sur son adversaire, avant de déverser le reste de l’eau sur sa tête. Adieu ma bouteille… En tout cas on aura bien rigolé !

Après le spectacle nous ne tardons pas trop et allons au lit tôt. Nous devons être bien reposées pour la journée du lendemain qui promet d’être pour le moins mémorable…

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