Côté Marie : à bicycleeette

Aujourd’hui, journée 100% adrénaline. Personne ou presque n’est au courant de ce qu’on va faire, pour ne pas inquiéter (coucou les parents !). Nous prenons un mini van le matin et nous en allons dans les montagnes aux alentours de La Paz. Arrivés à 4700 mètres d’altitude, nous sortons du van et nous préparons. Genouillères, coudières, casques, veste, pantalon et gants, nous voilà parées. Nous enfourchons ce qui sera notre moyen de transport pendant les quatre prochaines heures : un VTT doubles suspensions (le « double » aura son importance !). Après un briefing par notre guide Mauricio, un champion de VTT, nous commençons la descente. La première partie, sur une route bétonnée, est relativement facile. Il faut juste faire attention aux autres vélos et aux voitures. Il fait un froid glacial et le vent nous cingle le visage. Je ne sens plus mon nez et mes doigts, malgré les gants. Heureusement, il fait grand soleil et les paysages qui défilent sous nos roues sont simplement magnifiques.

Après une heure de descente sur de l’asphalte, nous voilà arrivés sur la route des Yungas, LA route. Et c’est là que les choses sérieuses commencent. Car nous ne sommes pas sur n’importe quelle route. Nous sommes sur El Camino de la Muerte, la Route de la Mort, considérée comme la route la plus dangereuse au monde. Il y a quelques années, cette route de montagne étroite et au bord du précipice était le seul chemin qui reliait La Paz à la ville de Coroico, dans le nord de la Bolivie. Entre 200 et 300 voyageurs trouvaient la mort chaque année car la route n’était pas assez large pour que deux véhicules puissent se croiser. Aujourd’hui une nouvelle route bétonnée a été construite et l’ancienne sert maintenant plus aux touristes qu’aux boliviens. Malgré tout, plusieurs cyclistes ont trouvé la mort depuis l’ouverture de la route au mountain biking.

Règle numéro 1 : ne pas avoir le vertige

Avant de descendre, Mauricio nous refait un briefing et nous demande d’être très, TRÈS prudentes. En guise d’exemple, il nous dit que tel touriste allemand est mort il y a quelques mois, telle française il y a quelques années… Il nous raconte aussi qu’il y a plusieurs années un camion et un bus sont entrés en collision et ont tous deux fini au fond du ravin, faisant des centaines de victimes. On pourrait même voir leurs fantômes hanter cette portion de route… C’est donc excitées mais surtout terrifiées que nous entamons la descente. Le chemin n’est effectivement pas large, plein de cailloux, et pour couronner le tout nous devons rouler à gauche, au bord du précipice, car ceux qui montent ont la priorité et roulent côté montagne. Bon bon bon…

Au bout d’une dizaine de minutes nous faisons une pause. Mauricio nous fait lancer chacune un caillou dans le ravin pour nous porter chance. Puis il demande à Astrid de se mettre au bord du ravin et d’étendre les bras pour une photo. Je la regarde faire, et je vois quelque chose tomber. « Oh, elle a dû lancer un deuxième caillou, ça lui portera doublement chance ! » Non non… C’est plutôt son portable qui a décidé de se faire la malle et qui a fini sa course au fond du ravin !
Route de la Mort : 1
I Phone : 0

Nous reprenons la route. Au fur et à mesure qu’on descend la température grimpe, et les montagnes arides de l’Altiplano font maintenant place à la jungle. On se fait même saucer par des cascades qu’on ne peut éviter.

D’un côté la montagne, de l’autre… le vide.

Les paysages sont une fois de plus impressionnants mais on ne les admire que pendant les pauses. Quand on roule, on garde un oeil concentré sur la route, car un seul caillou mal placé, un seul dérapage incontrôlé et on finit au fond du précipice. Mes mains me font mal à cause des soubresauts interminables et à force de serrer les freins. Heureusement qu’on a les doubles suspensions, je n’imagine même pas les gens qui ont pris des VTT normaux…

Coucou c’est nous !

Nous arrivons en bas au bout de quatre heures, un peu fatiguées mais fières d’avoir fait cette route mythique.

Bilan de la Route de la Mort : GÉ-NIAL, une expérience inoubliable !

T-shirt en cadeau : ‘we survived the most dangerous road in the world’
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5 commentaires sur « Côté Marie : à bicycleeette »

  1. Marie, c’est toi le casse-cou de la famille maintenant !!!!!!! J’en connais un qui va t’envier !!!!!!
    Heureusement que tu ne nous as rien dit avant …….. Est-ce que tu nous réserves d’autres surprises ?

    Aimé par 1 personne

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